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À Gauche - Page 3

  • Petit conte rouge dans l'air du temps

     

    Publié par "canaille rouge" sur le site du PCF Arcachon Val de l'Eyre

    Vous ne le saviez peut-être pas mais Pierre Semard, outre le syndicalist communiste révolutionnaire, était une fine plume.

    Depuis la prison, en plus de parfaire ses connaissances ; il était insatiable, de juin à fin 1940, depuis sa prison de Bourges il a écrit des contes

    (en fait des nouvelles sous forme de conte)

    Celui que "Canaille le Rouge" vous propose met en lumière bien des traits de notre pays qui de sa jeunesse à nos jours, de l'église aux "chiens de garde" entretiennent, une impressionnante actualité !

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  • FAKIR No 76 est déjà en kiosque

     
       

    Dans le nouveau Fakir en kiosque, une femme de ménage l'emporte contre le géant du nettoyage. Mais dans cette bataille, Madame Gueffar n'était pas seule... Entourés des cheminots, des soutiens, des amis, on a appris un truc dans cette bataille : la victoire en se taisant.

    ________________

     

    Cet été, vos cerises auront une autre saveur ! Que du pur produit ! Car le gouvernement français a pris une décision franchement protectionniste : il a interdit le dimethoate, un pesticide largement utilisé, risquant le drame sanitaire.

    Puis il a interdit qu'on importe des cerises traitées par ce produit. Et l'Allemagne, la Belgique, la Grèce, l'Italie, l'Espagne ont suivi.

    Surtout, on y a vu une brèche. Aujourd'hui les cerises et pourquoi pas, demain, les abricots ?, les prunes ?, les poireaux ? Ce régime sans pesticides 5 fruits et frontières par jour, Emmanuel Aze nous l'a expliqué, dans son verger de Villeneuve-sur-Lot.

     
     

    Marc, un ancien des services secrets, avait lâché le mot : Kazakhstan. Après quelques recherches, c'est une vraie histoire d'amour qu'on a trouvée. Illustrée avec des photos, de Sarkozy, par qui l'amour commence. Et de Hollande, qui là non plus, n'incarnera pas trop le changement.

     
     
     

    Mais qui tue (vraiment) les entreprises ? Des caves de l'Insee aux bureaux de Bercy, Fakir vous propose une vraie partie de Cluedo à la recherche de celui qui silencieusement abat l'investissement. Dans ce thriller, les rapports supposés critiquer la Finance ne sont pas toujours ce que l'on croit...

     

    Et aussi :

    • Notre "FO", "Film obligatoire" du moment : Queimada. Avec Marlon Brando qui délivre des leçons de guérilla...
    • Une immersion dans les caves de Marks & Spencer !
    • La mondialisation pour les nuls, à Zutkerkque, avec Jibé.
    • Nos heures sup', non tarifées, de Nuit debout aux dockers du Havre...
    • Et bien sûr le carnet de bord de nos reporters.

     

     

     

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  • Criminalisation de la CGT: chronique d'une politique de la peur

     

    BOSCH
     

    La campagne politique de criminalisation de la CGT et la tentative d’interdire une manifestation syndicale sont des caractéristiques notables de la période. Le principal syndicat ouvrier de France est explicitement accusé par un préfet et implicitement par un ministre de complicité au moins passive avec les dits « casseurs ». La logique en œuvre n’est pas nouvelle. Elle a été largement utilisée par le passé et dans le présent contre les militants et organisations soutenant la lutte du peuple palestinien ou contre des militants et organisations issus de l’immigration. Dans les deux cas il s’agit de produire politiquement et médiatiquement un « ennemi public » autorisant la prise de mesures d’exceptions durables au prétexte de protéger la société et ses « valeurs républicaines».

     

    De l’ennemi civilisationnel…

     

    Les systèmes de domination ont consubstantiellement besoin de susciter la peur et de mettre en scène un péril.  Ne pouvant pas se présenter pour ce qu’ils sont, ils sont contraints de se légitimer par cette menace construite de laquelle ils affirment nous préserver. Devant masquer leur violence structurelle et systémique, ils ont besoin d’une figure de la menace pour justifier les répressions contre les résistances à ces violences premières.  Au plus la légitimité d’un pouvoir d’Etat est en difficulté, au plus la production d’un ou de plusieurs ennemis publics est nécessaire. A ce titre la multiplication des discours de désignation des ennemis est un révélateur d’une crise de légitimité.

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  • Pouvoir du peuple, Pouvoir au peuple, 1936 – 1986

     

    Il y a quatre - vingts ans, le Front Populaire.

     

    Dans la mémoire sociale collective, la période du Front Populaire représente à juste titre un des grands moments de l’histoire des conquêtes sociales et un temps fort de la marche vers le progrès et l’émancipation des classes populaires.

    L’évocation de cette période, de ce qui l’a permise et de ce qui en reste impose un détour par l’histoire même si notre objectif n’est pas de livrer un énième récit agiographique d’une époque parfois fantasmée mais incontestablement riche de souvenirs heureux et d’un héritage dont on peut aujourd’hui encore mesurer l’importance sociale.

     

    A l’origine la crise de 1929.

    Le krach boursier du 24 Octobre 1929 à la Bourse de New York entraîne une dépression terrible , d’abord aux Etats Unis où le chômage et la pauvreté explosent puis en Europe où l’Allemagne est touchée de plein fouet dès le début des années trente . Six millions de chômeurs (33% de la population) vont constituer un terreau de choix pour le développement du parti nazi . Aux élections de Septembre 1930, le NSDAP obtient 6,4 millions de voix et devient le deuxième groupe parlementaire avec 107 députés.

    La France un peu plus tard est touchée à son tour et ce dans presque tous les domaines productifs. Les prix agricoles se mettent à baisser et tous les secteurs traditionnels sont atteints, textile, sidérurgie, bâtiment, avec pour conséquences des vagues de chômage et une xénophobie croissante assortie d’antisémitisme et d’anticommunisme, qui sert d’exutoire à une population assaillie par les difficultés économiques, en proie à un malaise que les grèves et manifestations ne contribuent pas à apaiser.

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  • Grèves, blocages et cohérence

     

     

    par Jacques Sapir

     

    Le Premier-ministre, le gouvernement et la presse aux ordres se déchainent contre la CGT et qualifient les grèves qui touchent les raffineries de « terrorisme social ». Le discours tenu aujourd’hui par Manuel Valls est en contradiction complète avec celui qu’il tenait en 2010. Vérité dans l’opposition, erreur dans la majorité…Mais, l’inquiétant est que, par sa pratique, comme une gestion exclusivement policière du mouvement ou par l’usage abusif de l’article 49-3 pour faire passer la loi « El Khomri », tout comme par son langage, il installe un climat de guerre civile en France. Il le fait alors que nous vivons, du moins en théorie, dans l’état d‘urgence. Ce comportement parfaitement irresponsable constitue aujourd’hui une menace pour la paix civile.

     

    La rançon de l’UE et de l’Euro

    La vérité, niée par le gouvernement mais aujourd’hui largement révélée par de multiples déclarations de dirigeants de l’UE, est que cette loi El Khomri est la rançon qu’il nous faut payer à Bruxelles, à l’Union européenne et à l’Euro pour faire admettre un déficit dépassant les normes[1]. On sait que les diverses instances européennes reprochaient à la France son « manque » de réforme et la menaçaient de procédures disciplinaires. De fait, cette loi est la stricte application de la « stratégie de Lisbonne » et des « Grandes Orientations de Politique Économique » qui sont élaborées par la direction générale des affaires économiques de la Commission européenne[2]. C’est pour cela que le gouvernement y tient tant et qu’il ne veut, ni ne peut, revenir sur sa décision.

     

    Nous sommes donc rançonnés, ce qui est logique car nous ne sommes plus souverains. Mais, cette loi ne constitue plus précisément une partie de la rançon. Déjà Emmanuel Macron, Ministre de l’économie annonce un politique de modération salariale, soit la diète pour les salariés, au moment même ou il s’oppose à une mesure similaire pour les patrons. Beau raisonnement d’un homme qui confond un gouvernement avec un conseil d‘administration. Car, dans l’esprit de Monsieur le ministre, est intégré le fait que la France ne pouvant plus dévaluer, elle ne peut rétablir sa compétitivité que dans une course au « moins disant/moins coûtant » salarial. La volonté de ramener toute négociation dans le strict cadre des « accords d’entreprise » au détriment des accords de branches ou des accords nationaux, affaiblissant de manière dramatique le rapport de force des salariés face aux patrons.

     

    Rapport de force et légitime défense

    Rapport de force, voilà bien le mot qui fâche, mais qui néanmoins s’impose. Il n’est de bonne négociation qu’avec un rapport de force construit et, bien souvent, pour qu’il en soit ainsi il faut faire intervenir des agents extérieurs à la négociation. Ce qui nous conduit directement à la question des grèves et des blocages actuels. Il y a conflit, cela est évident pour tout le monde.

     

    Ce conflit oppose le gouvernement, et au-delà une large partie de la « classe politique » de « gauche » comme de droite, à une large majorité de la population, les sondages donnant de 70% à 74% d‘opposants à cette loi[3]. La montée des protestations ayant eu quelques échos au sein du parti dit « socialiste », le gouvernement se vit privé de majorité, et décida d’engager l’article 49-3, ce qui n’est – ni plus, ni moins – qu’un détournement éhonté de procédure[4]. De ce point de vue, le recours à des formes de luttes plus violentes s’apparente à une légitime défense. Une légitime défense sociale, assurément, contre des mesures contenues dans une loi qui ont été imposées de l’étranger et au mépris des règles de la démocratie, mais cette légitime défense sociale n’en est pas moins légitime.

     

    Il est clair que ces formes de luttes créent un désordre, et touche des personnes qui ne sont pas directement impliquées. Mais, ce désordre ne fait que répondre à un désordre premier, qui résulte de l’usage du 49-3. Prétendre alors s’offusquer de la conséquence et non de la cause relève de la plus pure hypocrisie. On ne peut condamner les blocages que si, au préalable, on condamne l’usage du 49-3, et plus généralement la tactique du gouvernement qui n’apporte que des réponses policières à un mouvement social. De fait Manuel Valls se révèle un émule de Jules Moch.

     

    Hypocrisies et cohérence

    Cependant, ce ne sont pas les seules hypocrisies suscitées par ce mouvement de protestation. Comment qualifier ainsi l’attitude de dirigeants d’un parti qui proclame à qui veut l’entendre son opposition aux pratiques et aux politiques édictées par l’UE, mais qui n’a que « l’ordre » à la bouche quant il s’agit des blocages des raffineries et des dépôts de carburant. Pourtant, que l’on sache, ils ne condamnent pas la légitime défense de manière systématique. Qu’ils réfléchissent donc sur l’origine des désordres qu’ils prétendent condamner et ils verront toute l’incohérence de leurs positions.

     

    Il y a aussi beaucoup d’hypocrisie dans les condamnations des blocages par ces députés d’opposition qui sont les premiers à s’indigner contre les mesures européennes et contre la perte de souveraineté qu’elles entraînent, mais qui ont un haut-le-cœur quand des travailleurs passent concrètement à l’action contre ces mesures.

     

    Il y a, enfin, une hypocrisie immense dans le comportement de ces membres du P « S » qui condamnent sans la condamner la loi El Khomri, et qui refusent de dire les choses telles qu’elles sont parce qu’ils comprennent bien que l’origine première de ces dites choses, c’est l’Union européenne et l’Euro.

     

    Ce qui menace aujourd’hui la France, c’est la combinaison de deux phénomènes. D’une part, l’entêtement de ce gouvernement qui n’est plus que le fondé de pouvoir d’une puissance étrangère et qui, pour ne pas déplaire à ses véritables maîtres est prêt à plonger le pays dans la guerre civile. D’autre part, c’est l’hypocrisie généralisée de beaucoup, et le manque de cohérence que révèle cette hypocrisie. Car, nos adversaires, ceux de Bruxelles et de Francfort, ceux qui cherchent à imposer en France ce qu’ils ont déjà imposé en Grèce, en Espagne et en Italie, eux, sont cohérents.

     

    [1] Voir http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2016/05/17/31001-20160517ARTFIG00137-ce-que-la-loi-el-khomri-doit-a-l-union-europeenne.php

    [2] Voir le « Rapport pour la France » établi en février 2016 par les services de la commission européenne, pp. 82 et ssq.
    http://ec.europa.eu/europe2020/pdf/csr2016/cr2016_france_fr.pdf

    [3] http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1512903-les-francais-hostiles-a-la-loi-el-khomri-le-peuple-a-ete-et-reste-tres-mal-informe.html

    [4] Voir Sapir J., « Nous y voilà (49-3) » note publiée sur le carnet RussEurope le 11 mai 2016, https://russeurope.hypotheses.org/4941

    ***

    Jacques Sapir

    Ses travaux de chercheur se sont orientés dans trois dimensions, l’étude de l’économie russe et de la transition, l’analyse des crises financières et des recherches théoriques sur les institutions économiques et les interactions entre les comportements individuels. Il a poursuivi ses recherches à partir de 2000 sur les interactions entre les régimes de change, la structuration des systèmes financiers et les instabilités macroéconomiques. Depuis 2007 il s’est impliqué dans l’analyse de la crise financière actuelle, et en particulier dans la crise de la zone Euro.


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  • Amérique latine, entre coups d’État et résistance

     

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    Aujourd’hui, les Etats-Unis et l’oligarchie latino-américaine ont changé de stratégie; alors que nous avions jusqu’à présent affaire à des dictatures sanguinaires, le pouvoir est désormais entre les mains des plus riches.

    Pour s’imposer, les «guerres sales» et le Plan Condor (1) sont remplacés par de nouveaux moyens mis en œuvre tels que la manipulation médiatique; l’objectif poursuivi est l’assujettissement des masses (la classe moyenne latino-américaine) qui, par leur indifférence à l’égard des mesures prises, représentent des cibles faciles à exploiter.

    Sans se poser de question, ces masses, classistes et racistes, votent pour des mesures qui, à leurs yeux, n’affecteront que les gens les plus vulnérables; elles ne verront rien venir lorsque les «vautours» n’auront plus besoin d’elles après les avoir utilisées pour servir leurs intérêts…

    Voici quelques exemples révélateurs de cette nouvelle «ère»: opposition au référendum en Bolivie, investiture de la nouvelle Assemblée nationale au Venezuela, Macri devenu président de l’Argentine, tentative de coup d’Etat contre Dilma au Brésil… Sans parler des présidents néolibéraux dans le reste du continent.

    Dans ces pays, où les représentants sont démocratiquement élus, les Etats-Unis n’ont à aucun moment eu recours à l’instauration d’une dictature ; ils ont été plus stratégiques et ont fait usage de la télévision, la radio et la presse écrite de manière intelligente et adéquate, sans se hâter. Ils n’ont eu qu’à semer le chaos pour faire régner la terreur au sein des différentes nations.

    Aujourd’hui, nous assistons à un pillage d’ordre industriel avec pour objectif principal l’extraction des ressources naturelles. C’est pour cette raison que les mouvements sociaux et les paysans, désireux de protéger leur eau et leur terre, sont opprimés à travers le continent. Les écocides sont à l’ordre du jour et l’industrie minière est exploitée avec l’autorisation des gouvernements en place. Les politiques économiques ont été modifiées de sortent que les investissements, auparavant destinés à l’éducation, la santé, l’emploi et le logement, sont désormais employés pour la «sécurité» qui, en réalité, porte atteinte aux citoyens en les privant de toute contestation et activisme social.

    La résistance opposée par les gouvernements progressistes n’est pas au goût des Etats-Unis qui, sous le couvert de la démocratie, ont manipulé les masses et sont parvenus à renverser le gouvernement de Lugo au Paraguay et celui de Zelaya au Nicaragua; leurs prochaines cibles sont Maduro, Dilma, Evo et Correa. Lors de sa visite à La Havane, le président américain est même allé jusqu’à dire que Cuba devait libérer son peuple du socialisme, alors que c’est précisément le socialisme qui permet à l’île de figurer parmi l’un des endroits les plus libres au monde.

    Comme le continent latino-américain est toujours marqué par le colonialisme, la ségrégation, la séparation entre les classes, une fragilité politique et un fossé culturel important, le néolibéralisme n’a aucune difficulté à se frayer un chemin, en toute impunité, où la dignité humaine et la loyauté n’ont pas leur place. Quant à eux, les gouvernements progressistes se battent pour mettre en place des réformes politiques afin de permettre au continent de mettre de côté son passé dictatorial et d’avancer de l’avant.

    Pour résoudre les problèmes sociaux et remédier à l’instabilité politique et culturelle, ils mettent en œuvre tous les moyens disponibles: ils offrent aux plus démunis du travail, de la nourriture, l’accès à l’éducation et à un logement; ils condamnent et emprisonnent les tortionnaires et les criminels… Peut-on citer un seul gouvernement néolibéral qui serait réellement prêt à investir des moyens dans le développement de son pays, dans la culture, l’éducation ou encore la santé?

    Même si ces gouvernements ne sont pas parfaits et qu’ils leur reste encore beaucoup de chemin, il ne faut pas mettre dans le même sac ceux qui ont trahi la révolution et ceux qui sont au pouvoir. La corruption est effectivement présente au sein du gouvernement, et ceux qui sont impliqués se retrouvent dans la plupart des cas à Miami, où ils deviennent millionnaires. Au Brésil, la cible des néolibéraux n’est pas Dilma ou Lula ; ils s’en prennent en réalité au progrès du peuple brésilien.

    La presidente Dilma Roussef a dénoncé les corrompus, dénonciation qui a donné lieu à une tentative de coup d’Etat pour permettre à ces mêmes corrompus de prendre le pouvoir. En réalité, c’est très simple: les présidentes Dilma, Cristina et Bachelet ont à plusieurs reprises été attaquées juste parce qu’elles sont des femmes. D’ailleurs, le système de patriarcat est probablement l’un de nos plus gros problèmes qui nous affecte tous et c’est dans cet état d’esprit que nous vivons; nous devons impérativement nous défaire de cette norme qui prône la misogynie et le machisme, car c’est cette mentalité qui rend la présidente Dilma vulnérable à toutes ces attaques et qui méprise son intelligence, son intégrité et sa personne.

    Les tentatives de coup d’Etat ont toujours été présentes, et les attaques sournoises auxquels nous sommes exposés ne cesseront jamais,… Les détracteurs sont parmi nous, et ils tentent de s’emparer des votes afin de satisfaire leur désir de séparation entre les classes. Notre double-morale et notre fainéantise lorsqu’il s’agit de réaliser une analyse sur nous-mêmes font de nous des marionnettes qui servent de diversion à ceux qui nous utilisent comme bon leur semble. Restons dans notre état de léthargie pendant qu’ils se moquent de nous.

    Parmi les autres nouvelles, Cristina est de retour! Elle prouve ainsi que l’activisme vaut à tout instant et sera toujours avec le peuple. C’est une sonnette d’alarme pour Macri et sa horde de «vautours», pour la droite au Brésil et aux Etats-Unis car les 50 millions de Brésiliens qui ont voté pour Dilma ne se laisseront pas faire. Quels moyens vont-ils utiliser pour les faire taire? Commettre des atrocités et ensanglanter le pays? La Révolution bolivarienne est toujours debout. S’ils n’ont pas réussi à s’emparer de notre Grande Patrie après 500 ans d’invasion et de génocides, ce n’est pas maintenant qu’ils y arriveront.

    Note:

    1) Sur le Plan Condor, lire cette interview de Martin Almada

    Ilka Oliva Corado est une journaliste et écrivaine guatémaltèque basée aux Etats-Unis

    ilka

    Lire aussi cette interview d’Ilka Oliva Corado:

    « La réforme de l’immigration d’Obama est de la pure hypocrisie » 

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  • L'IMMIGRATION CONSEQUENCE ET INSTRUMENT DES POLITIQUES NEOLIBERALES DANS LE CADRE EUROPEEN ET FRANCAIS

     

    Par le MS 21

    (Mouvement pour un Socialisme du 21° siècle)

     

    Sommaire

    1 – Les rapports de domination économique compromettent le développement des pays du Sud et engendrent les flux migratoires

    2 – L'immigration comme instrument des politiques néolibérales

    3 – perspectives pour la gauche pour le court et moyen terme : ouverture totale des frontières ou contrôle des flux ?

    4 – perspectives pour la gauche pour le long terme : la démondialisation

     

    L’immigration est un problème international. Selon les chiffres officiels des Nations Unies, en 2015 on comptait 16 millions de réfugiés dans le monde. En Europe, la situation a pris un tour dramatique avec les migrations en provenance notamment d’Afrique et du Moyen Orient. Plus de 800 000 réfugiés sont entrés en Grèce en 2015, via la Turquie, pour rejoindre les pays de l’Union européenne (UE) et surtout l’Allemagne dont les besoins en main d'oeuvre dont importants, compte-tenu de sa mauvaise situation démographique.

    Les autres pays de l’Union européenne, spécialement ceux de l’Est sont hostiles à l’accueil d’un si grand nombre de réfugiés, et pour apaiser les opinions publiques, l’Union européenne a pris des mesures. Un grand marchandage s’est opéré avec la Turquie. Contre une aide financière de 6 milliards d’euros, un accès dans l’UE sans visa pour ses ressortissants et la promesse de reprendre les négociations sur l’entrée de la Turquie dans l’UE, le régime turc s’engage à reprendre tous les migrants arrivant dans les îles grecques et d’échanger chacun d’entre eux contre un Syrien en attente dans l’un de ses propres camps.

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